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Deleuze's Counter'Heirs: For a 'Friendly' Theory of Translation
Where: Second International Deleuze Studies Conference: "Connect Deleuze", Deleuze Studies Dates: 10th August 2009 - 12th August 2009
The paper will want to be the continuation of a reflection begun with Dalie Giroux and Pierre-Luc Chénier with the publication of the collective book Contr’hommage pour Gilles Deleuze (PUL, 2009), in which the apostrophe of the “Contr’” (as an address) delimited an intention in the writing for someone, and draw the discussion back to Montaigne’s friend, Étienne de La Boétie and his Contr’Un.
In the introduction to What is philosophy?, Gilles Deleuze and Félix Guattari are telling us that philosophy has begun with “friendship”. The philosophers are the friends of the Concept, but among them, they are rivals. So the consequence: “Friendship would then involve competitive distrust of the rival as much as amorous striving toward the object of desire. The basic point about friendship is that the two friends are like claimant and rival (but who could tell them apart?).” (p. 4) How can we think this friend/rival relationship since and from the death of a philosopher like Deleuze? We know that the heritage implies since the Romans the constitution of a legal entity (Michel Freitag): How can we think the Deleuze’s heritage and legacy, for example through the concept of “translation”, in the friend/rival relationship? or even since this sentence heard at the time of the first Deleuze Studies Conference: “The translator of Deleuze, it’s me!”? In the same manner as Deleuze reversed Platonism from the “creation of the concepts”, and perhaps against the idea of “heirs” – transcendence in the translation –, the conceptualization suggested here of “Counter’heirs” will make it possible to define a new manner to translate, no more as a fidelity to a work, but as a belief in this world.
Une langue III en histoire de la philosophie : étude d’une controverse sur Gilles Deleuze entre Alain Badiou et la revue Multitudes
Where: 77e Congrès de l'Acfas Dates: 11th May 2009 - 15th May 2009 When: 13th May 2009
Cette communication s’inscrit dans la théorisation d’une éthique (relation entre le langage et le corps) et une esthétique (double relation dans le langage, comme forme et comme fond) au niveau de l’histoire de la philosophie, plus précisément dans le commentaire de Deleuze (compris à la fois comme le commentaire philosophique fait par Deleuze et comme le commentaire philosophique sur Deleuze). Nous voulons ici dégager la possibilité de penser une « langue III » de l’histoire de la philosophie en prenant cette expression chez Deleuze, dans son interprétation de Samuel Beckett, et en l’appliquant à la controverse qui eut cours entre 1997 et 2000 entre Alain Badiou et certains intervenants de la revue Multitudes – Éric Alliez, José Gil et Arnaud Villani –, controverse commencé suite à la publication du livre Deleuze. « La clameur de l’être » de Badiou. Suivant Deleuze, nous établirons d’abord une langue I où importent les arguments des auteurs pris nonobstant leurs relations – un atomisme des idées : ce qui a été dit alors –, puis une langue II où importent les relations entre les idées – un associationnisme entre les arguments formant un espace performatif : ce qui a été fait quand on l’a dit. La langue III que nous tenterons d’analyser dans cette controverse est cette langue, comme le rappelle Deleuze, "qui ne rapporte plus le langage à des objets énumérables et combinables, ni à des voix émettrices, mais à des limites immanentes qui ne cessent de se déplacer, hiatus, trous ou déchirure dont on ne se rendrait pas compte, les attribuant à la simple fatigue, s’ils ne grandissaient pas tout d’un coup de manière à accueillir quelque chose qui vient du dehors ou d’ailleurs : la langue III, non plus celle des noms ou des voix, mais celle des images sonnantes, colorantes." (Deleuze, L’épuisé)
Cette langue III, que nous comprenons comme la manifestation esthétique du langage, crée la possibilité de penser une ontologie de l’écriture philosophique où les débats ne sont plus simplement des événements de la communauté académique, mais une manière de faire parler le texte à travers son épuisement.
Hors-thèse. Sur le caractère doublement im-possible d'une thèse sur la réception d'un auteur
Where: University Of Ottawa School of Political Studies, Présentations des avant-projet de thèse devant l'École d'études politiques When: 26th March 2009
"The multiple must be made." Ethic and Æsthetic in the commentaries of Gilles Deleuze
Where: First International Deleuze Studies Conference : "One or Several Deleuzes?", University of Cardiff / Prifysgol Caerdydd, United Kingdom Dates: 11th August 2008 - 13th August 2008 When: 11th August 2008
This paper is part of a project to theorize a Deleuzian ethic (as a relation between language and body) and aesthetic (as a relation between language and language, the former as form, the later as content). It will attempt to problematize this short quote from “Rhizome” in A Thousand Plateaus:
"In truth, it is not enough to say, 'Long live the multiple,' difficult as it is to raise that cry. No typographical, lexical, or even syntactical cleverness is enough to make it heard. The multiple must be made, not by always adding a higher dimension, but rather in the simplest of ways, by dint of sobriety, with the number of dimensions one already has available—always n-1 (the only way the one belongs to the multiple: always subtracted)."
As we understand this quote, a commentary about Gilles Deleuze should not talk about multiplicity, but make it. How could a commentary be a multiplicity? And if so, are commentaries on Deleuze’s work something different from commentaries of other philosophers? By the detour of the ethic, the paper will clarify the meaning of ‘commentary’ and what is usually called ‘history of philosophy.’ In that sense, the paper won’t ask the question ‘Is there One or Several Deleuzes?’ but rather ‘What does that mean to ask that question? What does that mean to gather and talk about Deleuze, as we plan to do it?’ In order to explain our relation to the commentaries within the Deleuzian community of scholars, the paper will argue, as we understood it in Difference and repetition, that the commentary in itself is a repetition of the difference, but the commentary of Deleuze, as comment for itself, should be a difference of the repetition, and that this is nothing else, but an element of the eternal return.
Atelier de tératologie. L’interprétation de Gilles Deleuze et la philosophie de la différence
Where: Contr’hommage à Gilles Deleuze. Nouvelles lectures, nouvelles écritures, 75e Congrès de l'Acfas à l'UQTR, Trois-Rivières, Canada When: 11th May 2007
L’interprétation chez Gilles Deleuze a toujours fait problème. Si pour plusieurs, elle est simplement indéfendable parce qu’elle ne suit pas les codes de cette discipline qu’est l’ « histoire de la philosophie », d’autres se retrouvent dans la situation compliquée qui est celle de devoir défendre Deleuze alors que ces deleuziens devraient lui « faire un enfant dans le dos », comme l’a bien décrit Deleuze lui-même. Si Deleuze n’a jamais écrit un livre véritablement dédié à l’interprétation, c’est qu’il proposait contre elle l’ « expérimentation ». Nous tenterons toutefois d’étudier au moins le sens de sa lecture des auteurs – dont a constitué, faut-il le rappeler, tout le début de sa vie universitaire. Pour ce faire, nous aborderons le thème de la tératologie – la science des monstres –, que Deleuze mentionne dans Différence et répétition (1968) : « Pour produire un monstre, c’est une pauvre recette d’entasser des déterminations hétéroclites ou de surdéterminer l’animal. Il vaut mieux faire monter le fond, et dissoudre la forme. » Une philosophie de la différence aurait pour tâche de réhabiliter l’interprétation tératologique comme expérimentation, et le but de cette communication sera de fournir les prémisses au travail de la forme et du fond dans cette méthode interprétative.

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